Jeudi 16 février 2012
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Louis, quand vous irez, dans un de vos voyages,
Voir Bordeaux, Pau, Bayonne et ses charmants rivages,
Toulouse la romaine où dans des jours meilleurs
J'ai cueilli tout enfant la poésie en fleurs,
Passez par Blois. - Et là, bien volontiers sans doute.
Et tandis qu'ils joueront, riront ou dormiront,
Vous, avec vos pensées qui haussent votre front,
Montez à travers Blois cet escalier de rues
Que n'inonde jamais la Loire au temps des crus ;
Laissez-là le château, quoique sombre et puissant,
Quoiqu'il ait à la face une tâche de sang ;
Admirez en passant cette tour octogone
Qui fait à ses huit pans hurler une gorgone ;
Mais passez - Et sorti de la ville, au midi,
Cherchez un tertre vert, circulaire, arrondi,
Que surmonte un grand arbre, un noyer ce me semble.
Comme au cimier d'un casque, une plume qui tremble,
Vous le reconnaitrez, amis, car, tout rêvant,
Vous l'aurez vu de loin, sans doute en arrivant.
De qui ? (Victor Hugo bien sûr !)
BON JEUDI AUX CROQUEURS DE MOTS
L Y D I A